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    Développement de la petite entreprise » Une stratégie
 
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Une stratégie : un pari sur les corps intermédiaires
  

La frontière très fine entre le secteur formel et le secteur informel rend très forte la capacité de reproduction de l’informel, non seulement pour les entreprises de survie mais, dans une certaine mesure aussi, pour les entreprises émergentes et structurées.

Par conséquent, les corps intermédiaires semblent, eux, condamnés à manquer structurellement de moyens et à ne pas pouvoir apporter les services dont les entreprises auraient besoin pour émerger, se structurer et se formaliser. Un cercle vicieux de l’informel est à l’œuvre.
Afin de rompre ce cercle vicieux, il faut remplacer progressivement la logique prédominante « de reproduction simple ou de survie dans l’informel » par une nouvelle logique économique « de croissance tirée par la structuration, l’organisation et l’accès aux services d’appui ».

C’est pourquoi, le réseau des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) et son Assemblée permanente (APCMA) ont fait le pari d’une coopération structurante avec les corps intermédiaires représentatifs de la petite entreprise africaine.

Trois leviers d’action ont été identifiés pour permettre aux corps intermédiaires de jouer pleinement leur rôle auprès des petites entreprises et des entreprises artisanales :

  • au niveau micro, le renforcement des compétences artisanales pour favoriser l’accès des entreprises aux marchés les plus porteurs et aux services d’appui. Le développement de la petite entreprise nécessite une dynamique de changement orientée vers des objectifs économiques dont la réalisation suppose une approche partenariale et de mutualisation. C’est ce que permet la méthode du compagnonnage artisanal,
     
  • au niveau méso, un accompagnement efficace et ciblé sur les corps intermédiaires consulaires, professionnels et les autres structures d’appui et de représentation. Le développement d’une offre de services d’appui adaptés, l’adhésion conséquente des petites entreprises à leurs corps intermédiaires sont les facteurs clefs du développement des petites entreprises. Le compagnonnage consulaire a été développé pour répondre à ces besoins,
     
  • au niveau macro, favoriser le développement d’un ensemble de politiques publiques incitatrices et structurantes en faveur des petites entreprises artisanales et de leur formalisation progressive. L'APCMA agit dans ce sens au travers d’actions de plaidoyer auprès des autorités nationales, des organisations panafricaines et des instances européennes.